mercredi 21 octobre 2009

L'Histoire aujourd'hui II: la sacralisation du patrimoine


L'époque contemporaine dans notre Europe vieillissante cherche à nous rendre "palpable" l'Histoire. "Goûter" au plaisir de notre Histoire comme un œnologue le ferait pour le vin, relève du savoir-vivre. Non, qu'il faille faire de l'Histoire dans sa tour d'ivoire, mais tout de même que nous donne-t-on à "voir"? Le patrimoine et ses Journées, sont nos églises, nos temples actuels. Sacrés, inviolables, entretenus, choyés. Au moindre de nos pas, une plaque commémorative, une façade "digne d'intérêt", un trésor mésestimé. Chaque année, des millions de "curieux" effectuent leur pèlerinage vers les lieux saints, toujours plus nombreux, soigneusement dépoussiérés pour l'occasion.

C'est que, cher lecteur, l'Histoire, pour notre petit peuple, doit être accessible. Faut pouvoir la "sentir", la "voir", l'"entendre". Chercher à la comprendre n'a que peu d'intérêt, il se pourrait même que cela soit dangereux. Le patrimoine est le média sensitif le mieux adapté à une époque de l'immédiateté. Il est là, toujours présent, immuable parfois, ses portes sont ouvertes.

Sa restauration et son entretien voire sa colorisation n'en sont que la partie émergée. Déjà, le patrimoine tel que nous le connaissons, relève plus de l'art que de l'histoire. Ce qui fait le succès, n'est ce pas sa beauté, sa splendeur, son caractère, ou pire son authenticité synonyme ici d'accessit à la Vérité. Ce qui demeure d'une époque c'est d'abord ce qui est solide : On trouve plus de palais que de maisons en torchis de nos jours. Les bidonvilles européens ont disparu, et curieusement personne ne s'est battu pour en laisser quelques traces afin d'élargir le patrimoine. Que conserve-t-on sinon ? ce qui est utile évidemment. Ainsi des aqueducs romains à la différence de leurs temples païens. Ce qui était un ouvrage technique devenu inutile quelques siècles plus tard se transforme alors en art, témoignage du génie d'une civilisation. Sinon, que garde-ton ? Ce qui a de la valeur, ou plutôt, beaucoup de valeur. Pour cet aspect, on a toujours fait confiance aux héritiers, et ça fonctionne : Il est tout aussi, voire plus difficile de mettre la main sur une bêche du XVI° siècle que sur une amulette en or d'une quelconque princesse égyptienne. Enfin, une société cherche à protéger ce qu'elle perçoit comme étant beau. Le beau, jusqu'à peu, c'était l'art. Jusqu'au XVI° siècle, la prodution était jugée bien plus importante que l'artiste, souvent plus méprisé et courtisan qu'intellectuel reconnu.

Autrement dit, que nous reste-t-il matériellement ? Ce que nos prédecesseurs ont jugé important, ce qui était extraordinaire, ce qui finalement n'était pas leur propre histoire. On pourrait même aller plus loin : les images d'archives avant que l'outil caméra ne devienne un bien de consommation courante, sont plus que trompeuses. Bien peu de Russes en 1917 avaient ne serait-ce qu'une idée du visage de Lénine, ce qui n'a pas empéché le communisme. Les frères Lumières et les premiers cinéastes sont aller filmer l'entrée en gare de trains non parce que cet événement était quotidien mais parce qu'il était encore, pour beaucoup, un phénomène inconnu. On célébrait bien à cette occasion le génie d'une civilisation et d'une époque. Les premières photos ont montré les barricades de 1848 à Paris et de fait le XIX° siècle est aujourd'hui celui des révolutions. Pas sûr que Charles X ou Napoléon III l'ait compris comme tel.

Que l'on ait, au travers du patrimoine, une vision tronquée de l'Histoire, relève de l'évidence. Que celle-ci soit falsifiée par l'omniprésence du premier est problématique. Le patrimoine, à la différence de l'histoire est présenté de façon horizontale. Les siècles s'entrechoquent, la chronologie s'efface, les témoignages s'insèrent dans un passé informe, où la profondeur du temps n'a pas sa place. En traversant une rue, ou en descendant un étage, nous parcourons des siècles.

Les restaurateurs, les muséologues, les archéologues sont d'ailleurs confrontés à un dillemme quotidien : quelle image présenter au public ? Le Versailles que l'on nous montre doit il être expurgé de ses apports Louis XVI, faut il effacer les voutes brisées gothiques de telle cathédrale pour revenir à ses berçaux romans ? Mieux, faut-il recréer les sculptures de tel cloître, ou repeindre en couleurs criardes les façades antiques des palais ? Relever toutes les pierres du forum romain ? Faut-il franchir le pas de la reconstitution ? Pour quelle raison ? Un siècle vaut-il mieux qu'un autre ?

En tout cas, il faut pré-ser-ver. Ah çà oui, à tous prix. Autrement dit, il faut statufier, muséîfier, momifier, conserver ou rajeunir, effecer les atteintes du temps, gommer les imperfections, bref effacer l'Histoire. Ce qu'il nous est donner à voir et présenté comme un joyeau inestimable, n'appartient à rien ni à personne. Le patrimoine n'est pas le produit d'un peuple, d'une civilisation, il ne connaît ni propriétaire, ni héritier. Il est libre de droit, comme le sont les oeuvres musicales de plus de 50 ans. Il n'a d'intérêt historique véritable que si les ajouts, les manques, les transformations, les blessures du temps y sont visibles. Le patrimoine est une contre-histoire visant à nourrir notre imaginaire en vue de s'approprier un passé décontextualisé.

Le patrimoine est avant tout une politique, une reconstitution fidèle. Si l'Histoire est un essai, le patrimone est un roman. Une narration aventureuse peuplée de personnages quasi légendaires (Ah le pauvre duc de Guise dans le château de Blois, et ces mannequins de cire qui habitent encore les prisons de la conciergerie, faudrait songer à les reloger, à côté de Dati à Grévin)
Cette culture là est gratuite (parfois), accessible à tous. Avoir recours aux visites guidées, aux formulaires copieux ou encore aux guides touristiques constituent le must du "curieux" qui se fait alors "historien amateur" ou "érudit"...voire ! Il faut vivre avec son temps mais l'histoire chevillée au corps. Le patrimoine, c'est nous.

mardi 13 octobre 2009

Le pontificat de Nicolas Borgia


Le pape Alexande Borgia vous connaissez ? Ce souverain pontife du XV° siècle (connu sous le nom de "règne" Alexandre VI) fut célèbre pour son népotisme. Neveux, Frères, Oncles, Cousins et amis de ce brave homme furent tous placés aux plus hauts postes, laïcs ou ecclésiastiques, dans l'Europe entière et particulièrement en Espagne, sa contrée d'origine. Son pontificat se confondit avec l'idée de "décadence" de l'Eglise : réceptions orgiaques, dépenses faramineuses, piètre connaissance des Ecrits... que dénonceront bientôt les fameux protestants.
Il fallut attendre le XXI° siècle pour qu'arrive enfin un Nicolas Borgia et en France ! Cela, à vrai dire, manquait. Les Français s'étaient trop habitués à être gouvernés par des hommes et des femmes, qui, s'ils n'étaient pas aussi verutueux que l'Incorruptible, avaient eu, dans leur éducation et/ou leur parcours professionnel, l'occasion de comprendre ce que put être l'intérêt général. Souvenez vous, des ministres démissionnaires ! Songez y, des référendums !Pensez y, des lois qui n'étaient pas appliquées en raison de contestations massives ! Rappelez vous, des radios libres !
Toutes ces pratiques nauséabondes ont disparu. Rien de tel, c'est inenvisageable, impossible, ridicule.
Notre pape à nous place ses amis racistes à l'intérieur, son pote adepte de tourisme sexuel, à la culture, son fiston à l'aménagement de la Défense, permet à ses amis de la télephonie mobile de se partager seuls le marché, pour d'autres, il autorise le pari en ligne, pour les deniers, il cherche à refourguer ses rafales. Enfin, pour ceux de son parti, il redécoupe les territoires. Son aïeul plaçait ses neveux évêques puis cardinaux, d'autres membres de sa famille se voyaient offrir des prébendes prestigieuses à la tête d'abbayes propriétaires de terres immenses. Les pratiques sexuelles, que d'aucuns auraient pu considérer comme déviantes, étaient tolérées, si ce n'est encouragées. Bien sûr, tout homme qui se dressait contre lui était immédiatement jugé "coupable" avant même que son procès n'ait lieu. Le vieux Borgia n'hésitait pas, non plus, à agiter le hochet de la croisade et pensait sans doute qu'avec un seul infidèle, pas de problème, mais quand il y en a beaucoup...
Il y a quelques lettres persanes qui se perdent...
Mais l'élève dépasse le maître car ce denier ne se parait (au sens de se parer) nullement d'un voile hypocrite de vertu. Le successeur affirme agir pour moraliser son joujou à lui : le capitalisme. Son ancêtre aurait trouvé indécent d'affirmer qu'il songeait à moraliser l'Eglise. D'une part en raison de l' hilarité générale que cela aurait provoqué, mais surtout parce que son joujou, l'Eglise revendiquait une morale.

Lui est là pour "régler les problèmes", puisqu'il est bien connu qu'il n'en crée pas. Toutefois, Alexandre se permit ces excès dans une période d'expansion économique, démographique, de grandes découvertes, de redécouvertes des savoirs, de révolution artistique. Lui non, il agit en période de crise, de récession, sous fonds d'aggravation des inégalités, d'explosion du chômage, en période de déclin politique européen.
Alors, pas de protestants à attendre, ni à craindre. Ce qui surviendra surprendra mais décidément, il y a quelque chose de pourri dans le royaume des Borgia.

lundi 14 septembre 2009

L'Histoire aujourd'hui : La mémoire



Dans cette série d'articles, je présuppose que les rapports d'une société avec son histoire, déterminent largement les rapports sociaux, l'imaginaire symbolique ainsi que son regard introspectif. L'image que nous avons de nous mêmes est la reconstruction de ce que nous croyons incarner. Au terme de cette série, j'essaierai de tirer quelques conclusions concernant l'évolution de notre regard sur nos agissements. La façon dont nous nous percevons au regard de notre histoire en dit long sur ce que nous aspirons à être. Le pari est plus qu'ambitieux, peut être prétentieux, j'en conviens. Mais bon, "faut bien s'lancer !"


Depuis quelques temps, un débat original agite les historiens et quelques intellectuels venus d'autres horizons : Que commémorer ?
D'aucuns s'offusquent de l'absence de toute personnalité française de rang important lors des reconstitutions/commémorations annuelles de la bataille d'Austerlitz. Pourquoi avoir honte de "nos" victoires ? Pourquoi faire l'impasse sur nos moments de gloire ? Quel pays ne s'est pas forgé aussi dans les victoires ? Pourquoi exclure Austerlitz de notre patrimoine alors que les officiels français ne rechignent guère à s'incliner à Waterloo ou ailleurs au nom des victimes innocentes tombées face à l'armée française ?
D'autres sont favorables à l'instauration de journées de commémoration de l'esclavage (La ville de Bordeaux est désormais dans ce cas de figure), ou en souvenir des crimes commis en Algérie, dans les colonies, ou d'une minute de silence annuelle pour les victimes de la Shoah. Il est primordial qu'un pays comme la France soit capable d'effectuer pleinement son travail de mémoire sans en dissimuler les faces sombres.

Pour résumer, les premiers seraient des "nationalistes", les seconds des "humanistes".
L'option nationaliste estime que les Français peuvent être fiers de ce qu'ils ont réalisé au cours de leur longue histoire, les seconds pensent que a France fut avant tout une puissance majeure et qu'à ce titre, elle n'a pas hésité à avoir recours au même instruments de terreur que les régimes inquisitoriaux, tyranniques, impérialistes ou totalitaires.

Le pouvoir politique depuis Chirac a pris le parti de s'excuser officiellement pour l'esclavage ou pour Vichy. Dans le même temps, il a tenté d'introduire un amendement visant à enseigner les aspects positifs de la colonisation. Depuis Sarkozy, la confusion s'installe et le devoir de mémoire relève du seul émotionnel : Confier une âme d'enfant juif déporté à chaque élève de CM2 ou lecture de la dernière lettre d'un résistant communiste avant d'être fusillé. Commémoration en grandes pompes du débarquement en Normandie avant sommet bien réel de l'Otan, ce vestige de la guerre froide. Le 14 juillet ne donne plus lieu à la traditionnelle garden party quant au défilé militaire matinal il a désormais pour but d'accueillir des régiments étrangers, les plus exotiques ou symboliques possibles. Quid de la fête nationale ?

Dans le champ médiatique, les mémoires tendent à supplanter l'histoire. Diverses et souvent contradictoires, les mémoires se repaissent des commémorations ou autres célébration. Se souvenir, devoir de mémoire, ne pas oublier, voilà les nouveaux impératifs kantiens du siècle qui se lève. L'histoire dans tout cela est malmenée, tiraillée. Jugez en : conflit israélo palestinien, que peut l'Histoire ? Dans les médias, les discours, (même le si exceptionnel discours du Caire d'Obama) partout ce conflit est expliqué par des divergences religieuses, ethniques et l'immense chappe de plomb de la Shoah empêche toute réflexion sérieuse : Certains vont jusqu'à la nier pour faire ressortir l'atrocité des crimes israéliens (Iran), d'autres, au contraire, estime que cette catastrophe subie par le peuple juif, justifie leurs agissements actuels, les lave de tout soupçon. Il y a quelques jours un rapport de l'Onu fait état de crimes de guerre (et dans certains cas de crimes contre l'humanité) commis par Tsahal (l'armée israélienne) lors de leur dernière offensive à Gaza. Quoi ? Crime de guerre ? Crimes contre l'humanité ? Oui, vous avez bien lu. Votre devoir de mémoire réagit au quart de tour : "Mais c'est les Nazis qui les premiers ont dû comparaître pour ces crimes lors du procès de Nuremberg... Non, c'est impossible, que ceux qui ont subi cela, puissent aujourd'hui... "
Et pourtant si. C'est là la différence entre histoire et mémoire. Dans l'imaginaire collectif dominant, les juifs (et donc ici les Israéliens) ne peuvent être que des victimes. L'Histoire nous enseigne que bien des victimes passées se sont transformées en bourraux. La mémoire est à l'histoire ce que la pellicule est à la photo. Il est nécessaire de la traiter pour en tirer une reproduction plus fidèle de la réalité. Brute, elle est sans intérêt, nuisible même à l'interprétation des phénomènes qui se déroulent sous nos yeux.

Résumé : Les mémoires envahissent tout et piétinent la discipline Histoire. Elles sont souvent contradictoires et conflictuelles. Mais le fait de les" travailler" nous incite à ouvrir les yeux sur certaines pages sombres. On peut craindre que le mea culpa permanent vire à une espce d'auto flagellation permanente, plus rituelle qu'admise ou comprise.

dimanche 13 septembre 2009

Non, non rien n'a changé, tout ,tout doit se transformer

PETITS DOUTES ENTRE "AMIS"

Le calendrier électoral impose le tempo. En vue des régionales, dans 6 mois et qui ne peuvent qu'être une défaite du PS (puisque 20 régions sur 22 sont détenues par le PS), les différentes composantes de la gauche et du centre (du MODEM au NPA) cherchent la "bonne" formule pour bien figurer lors du scrutin. C'est la priorité du moment et elle exclut toute autre "priorité". Exit les débats de fonds : services publics, retraites, déficits, chômage, crise économique, protectionnisme ou libéralisme, Barosso ou pas, ou même le mode de désignation du candidat de la gauche pour 2012. Ce qui compte c'est passer des alliances, pour la plupart improbables. Revoilà la gauche réduite, une fois de plus, à constater ses divergences. Plutôt que de poser le problème et d'en débattre,mieux vaut exposer ses vues contradictoires et remettre la discussion à plus tard !!
Car, à l'exception du NPA (et encore), du Modem (quoique) et des Verts (semble-t-il) et du parti de Gauche (ça semble clair, du moins pour l'instant)aucun parti n'a défini de stratégie. Pour y voir clair résumons :
Un NPA qui exclut toujours une alliance avec le PS mais qui serait prêt à transiger avec le PCF, si celui-ci s'engage plus avant dans une alliance durable avec la gauche de la gauche(et donc renonce au PS, donc à des élus...), enfin pourquoi pas faire alliance avec le petit PG ?
Un modem, qui serait prêt au cas par cas à faire alliance avec le PS, les Verts et pourquoi pas certains "communistes". Alilleurs, on pourra éventuellement faire gagner la droite (pas bien dirait Bayrou) ou faire cavalier seul au premier tour afin de faire monter les enchères.
Un parti Verts tout fier de ses 16% aux Européennes, qui cherche à fructifier ce score en partant seul puis en faisant alliance avec le PS au second tour. Avec des arrières pensées : pourquoi pas passer en tête en Ile de France par exemple, mais pour cela faudrait se mettre le Modem dans la poche (Idylle Sarnez Cohn Bendit), et des interrogations en Poitou Charentes, plutôt avec ou contre Ségolène Royal ? Cette question est la même pour le Modem car se présenter contre Royal c'est choisir la stratégie du coup d'éclat mais défaite quasi assurée, et de Royal, et de l'ensemble de la gauche. Avec Royal cela signifierait quelques élus mais peu de bénéfices médiatiques (tout reviendrait à Royal, capable d'unifier sur sa liste Verts et centristes)
Un parti de gauche qui considère comme un succès le score du Front de gauche (avec le PCF) lors des européennes, qui souhaite poursuivre l'aventure loin du PS mais pourquoi pas avec le NPA. Mais la survie du Front de gauche n'est pas certaine au vu des valses hésitations du bureau du PCF.
Un PCF qui tergiverse en apparence mais qui ne peut se permettre de perdre les nombreux élus régionaux dont il dispose grâce à l'alliance avec le PS. Ce parti qui ne représente que 2 à 3% des suffrages ne veut perdre sa surreprésentativité dans les exécutifs régionaux à aucun prix. La fête de l'Huma livrera sa vérité mais il y a fort à parier que le PCF choisira l'alliance avec le PS à condition d'en exclure le modem.
Un PS inquiet. 2 lignes s'affrontent : les partisans de l'alliance avec le Modem et les partisans de l'alliance à gauche (comprendre ici PCF) plus le trublion verts qui favorise plutôt la première tendance. Beaucoup privilégient l'alliance avec le Modem a priori mais il y a un hic : Royal est sur cette position depuis 2007. La main tendue de Bayrou est également délicate. Difficile de refuser. Toutefois les Verts (Bendit surtout) préfèrent aussi partir avec le Modem plutôt qu'avec les communistes. Il est vrai qu'électoralement il n'y a pas photo. Les partisans de Strauss Kahn, de Royal, les Peillon, Valls, Montebourg, sont plutôt sur cette ligne.
Aubry n'a pas le choix, elle doit rassembler son aile gauche (Hamon, Emmanuelli) afin de combattre les principaux concurrents de 2012. Résultat on va demander à Bayrou de se déclarer de gauche (on en est là !) et mitonner notre alliance avec le PCF pendant ce temps. On se teint en rouge plutôt qu'en bleu. Dans cette configration on peu laisser pas mal de lattitude aux têtes de liste dans leur région. La difficulté dans ce cas de figure est d'éviter la déroute aux élections : comment rassembler verts et Modem entre les deux tours ?
Donc pour termier sur ces aspects :
Un NPA qui veut démontrer à toute la gauche sauf le PS que seule sa stratégie est la bonne.
Un MODEM à la recherche d'un second souffle mais qui, animé par un très violent rejet sarkozyste est prêt à s'allier avec la gauche.
Des VERTS qui continuent à faire de la politique comme un lobby (du greenpeace électoral) à défaut d'avoir une position claire sur l'échiquier politique.
Un PG dépendant et impuissant.
Un PCF qui n'entrevoit d'autre avenir que celui de sauver quelques strapontins.
Un PS qui ne parvient pas à dissocier les régionales des présidentielles à venir.

LE TEMPS RETROUVE ?

L'espace temps qui pouvait amener une recomposition de la gauche est désormais écoulé et la situation est en réalité encore plus complexe que précédemment. 2 partis de plus dans la "gauche" PG et Modem, plus un autre qui a pris tant de poids qu'on n'est plus vraiment sûr qu'il soit de gauche (VERTS). Puisque l'opposition à droite de la droite n'existe plus (De Viliers rallié, Le Pen out), les termes de gauche, d'opposition, et d'antisarkozysme sont devenus similaires. Or, un tel patchwork n'est pas tenable. Seul le PS est écartelé entre les deux extrémités ou presque de ce spectre politique. Le PS demeure au centre du jeu à gauche par le seul truchement du PCF.

Pourtant, il devient urgent que les forces à gauche du PS se réunissent, une fois pour toutes, pour former un parti comparable à Die Linke en Allemagne dont les succès électoraux en Allemagne mettent les Sociaux démocrates au pied du mur : gouverner avec le centre et la droite ou avec Die Linke (La Gauche) ? Dans le premier cas le SPD (socio democrate) s'apparenteront à des conservateurs libéraux dans le deuxième comme une force progressiste modérée. Le PS français en entretenant le doute à ce sujet est responsable des défaites successives de la gauche.

APRES MURE ET SOUTENUE REFLEXION

On a pu longtemps croire que la gauche avait "honte" de ses idées une fois au pouvoir, mais aujourd'hui elle donne l'impression de ne plus avoir d'idées et de le dissimuler dans l'opposition. Autrefois, elle cachait après ce qu'elle était censée être, aujourd'hui, elle cache son vide idéologique pour ramasser des citoyens déboussolés. Dans un monde plus complexe et plus incertain, la gauche nous enseigne le doute et l'aporie : c'est honorable mais ce n'est pas son boulot.


CHERCHONS DESESPEREMENT OUVRIER ARABE INTEGRE DE GRANDE TAILLE

Collision : Sarkozy lors de ses déplacements qui veut faire croire aux nains qu'ils peuvent être aussi grand que lui, et Hortefeux qui explique aux Arabes qu'ils ne seront jamais comme lui. La communication gouvernementale a du plomb (ou du carbone) dans l'aile ces temps-ci. Toujours le rôle des caméras. Ce qui ne révèle que d'un texte n'a plus aucune importance. Si l'on avait des images de responsables socialistes en train de falsifier les résultats du congrès de Reims, sûr que ce parti ne s'en serait pas remis ! Toujours aussi, la fonction de la personne prise au pège. Les propos d'Hortefeux sortis de la bouche de le Pen auraient suscité l'ooprabe de l'ensemble de la classe politique y compris de Fillon et de Lang, mais là on touche à la droite du prince, on passe outre. Ces mêmes propos sortis de la bouche de votre ami beauf du comptoir auraient suscité une moue désapprobatrice de votre part (j'espère, au moins ça !), mais certainement pas l'esclandre ou le cri qui n'ont pas manqué de surgir du plus profond de vous en voyant cette vidéo. Alors voilà : je pense que cette plaisanterie de très mauvais goût, parce qu'elle a été prononcée en public, dans une réunion politique,devant caméra de télé et proférée par un ministre de l'intérieur en exercice, doit être sévèrement réprimandée. N'oublions pas que ce même ministre a limogé deux jours avant un préfet pour "propos racistes". Le plus grave n'est pas tant ce qui a été dit, mais qui l'a dit.

ET AU DESSUS PLANE ROYAL

Si certains préfèrent rabaisser à leur taille leurs interlocuteurs, d'autres cherchent à prendre de la hauteur. Coup sur coup S. Royal s'impose et pour la première fois destabilise véritablement la communication gouvernementale. L'épisode de la taxe cabone la place incontestablement comme opposante la plus efficace à notre majesté. Du même coup, elle envoie au tapis ses camarades socialistes et cogne sur la supposée pureté virginale des Verts (qui pour apparaître sociaux plutôt que bobo devront repasser). Or, dans cette affaire, les médias, dans leur majorité ont du reconnaître la justesse de ces propos (un IMPOT d'abord, INJUSTE ensuite, INEFFICACE enfin) en dépit des attaques très violentes qu'elle a subi à cette occasion (Conh Bendit la juge "démagogue et stupide"...) Du coup les Verts qui dans un premier temps se sont réjouis de la taxe ont retropédalé ensuite, et Fillon a été une fois de plus humilié par sa suffisance.

mardi 23 juin 2009

Il fallait en parler !?

La séquence qu'il vient de nous offrir, de la réunion du Congrès jusqu'au remaniement ministériel, mérite qu'on s'y arrête un instant. Hier donc, à Versailles, nos élus ont eu la chance de pouvoir l'écouter. Versailles et la République, quelle belle histoire !! En 1789 c'est la jeune assemblée et le peuple de Paris qui ramenaient le roi à Paris, aujourd'hui c'est lui qui les y amène. En 1871 les joyeux Versaillais estampillés républicains s'amusaient à exécuter 30 000 communards en une semaine, et en 1919 on y a signé le plus absurde des traités de paix pour humilier nos voisins défaits. Ha ! Si Versailles m'était conté, sûr que cet épisode n'y trouverait place ! En revanche, si Versailles m'était compté...


Hier donc, devant un parterre de parlementaires réduits au silence, devant députés et sénateurs privés de vote, sa magnificence a fait appel à son peuple en faisant "don de sa personne à la France". En agissant ainsi, il égale son illustre prédécesseur, Napoléon III dans son usage du plébiscite: certain de ne pouvoir obtenir le soutien de son action dans les urnes, il fait appel à celui des portefeuilles par un "grand emprunt national".
Sûr que cet emprunt sera un grand succès, que les sommes obtenues dépasseront les estimations les plus optimistes ! Les Français videront leur bas de laine flairant la bonne affaire au regard d'un taux de rémunération du livret A , sans doute ramené à 1% dès cet été.
Cher lecteur, tu comprendras que je ne m'attarde pas ici sur les risques encourus par cette pratique. Simplement une remarque au passage : l'endettement de la France pour cette année et la suivante dépassera les 7%. Or, cet emprunt devra être remboursé dans quelques années : Réjouissons nous, nous voilà assurés (en ces temps incertains) de conserver notre dette ! Tout çà sans politique de relance de la demande !
Comment rembourser cette multitude de créditeurs de l'Etat ? Par les impôts bien sûr ! Ainsi, ce que vous avancez aujourd'hui, vous vous le rembourserez demain, sauf si vous êtes soumis au dur régime de l'ISF qui sera supprimé d'ici là...
Dernier point : les anciens emprunts d'Etat ont toujours été annoncés par le premier ministre. Aujourd'hui, François Fillon est totalement court-cicuité ainsi que l'ensemble de tous les corps intermédiaires. Ce procédé inédit, en plus de ridiculiser le premier ministre, confine au démagogisme en action. François, tu peux courir te cacher.
Pas de rigueur, pas d'augmentation des impôts a-t-il promis. Pourtant, on voit fleurir une taxe carbone, une diminution plus forte que prévue du nombre de fonctionnaires, aucun coup de pouce pour le SMIC, une augmentation du tarif de l'électricité et une stabilité de celui du gaz alors même que ce dernier est censé être indexé sur le cours du pétrole. Accessoirement, on comptera fin 2009, pratiquement un million de chômeurs de plus qu'un an plus tôt, soit plus de 10% de la population active au chômage. Accessoirement toujours, Seguin, président de la cour des comptes s'inquiète dans les colonnes du Monde d'un "risque de accroissement exponentiel de la dette".

Bilan de la journée ? Une République bafouée, un premier ministre humilié, une opposition piétinée, Français, si vous me prêtiez ?

Mais notre éminence ne souhaita pas s'arrêter en si bon chemin. Il s'agit de pousser l'avantage d'élections prétendument gagnées. Or, qu'aurions nous eu si ces dernières avaient été analysées comme une défaite pour la majorité? Eh bien, un remaniement bien sûr ! Annoncé par qui ? Le premier ministre, naturellement ! Pour arrondir les angles, il aurait fallu poursuivre l'ouverture. N'est-il pas curieux que le procédé reste identique ? Victoire ou défaite, de toute façon le remaniement était programmé. Seul celui qui l'annonce change en fonction des résultats : "mais non, François, ne t'en va pas, ne boude pas, je te garde quand même". Hé oui, cher lecteur, tu n'es pas sans ignorer que constitutionnellement parlant, c'est le chef du gouvernement qui présente à l'approbation du président son gouvernement. Tu es bien caché François ? Étrange que tu ne te sois fendu d'aucune déclaration entre ces deux épisodes historiques. Tu sembles souffrir, c'est ta sciatique ou encore un peu plus bas dans le dos?
En dépit d'élections triomphales donc, le remaniement. En dépit d'un PS déjà bien moribond , la poursuite de l'ouverture. Le petit a en effet agité son hochet et il est tombé sur Frédéric Mitterrand qu'il avait déjà envoyé 18 mois plus tôt à la villa Médicis . L'ouverture a bons dos, ce même F Mitterrand avait appelé à voter Chirac dès 1995...
Mais qu'importe ! ! Voilà l'heureux évènement ! Car il a tout lui aussi : un nom, un pédigrée, des paillettes, un beau réseau chez les artistes bon ton que fréquente la First Lady à la con, et même en prime du caviar ! Nous voilà assurés pour des jours et des jours d'un tapage médiatique assourdissant assorti d'un sentiment de trahison chez tous ceux qui plaçaient encore un reste de confiance dans l'intelligentia modérée de la rive gauche. Politiquement, la prise ne signifie rien. Symboliquement elle est considérable. Gageons cependant que l'abcès est désormais crevé entre les électeurs et les représentants de gauche.

Bilan de la deuxième journée : Un premier ministre humilié sur la place publique, des reniements en veux tu en voilà parmi les ministres, un écran de fumée (F Mitterrand), et sa majestée au centre de la mélée mais en même temps au dessus, pantin comme tous les autres dans la situation économique mondiale avec un pays qui se ruine sous ses pas.

Plus généralement, la bulle qui sépare la population et ses élus s'épaissit : les incertitudes des uns ne rencontrent plus les inquiétudes des autres. Dans le microcosme, on s'agite, on s'ébaudit, on entonne le refrain des chaises musicales et on joue au qui manipule qui. Dans le macrocosme, on fait les comptes pour passer ses vacances au camping, on hésite pour la mise en faillite de sa boîte en septembre ou on craint le dégraissage d'automne, à moins que l'on soit déjà inscrit au Pôle emploi.

A force de ruptures, la boussole perd le nord. Notre pays est aujourd'hui dépourvu de ses repères passés et en quête d'une direction. Car soyons clairs, quel avenir nous fait-on miroiter ? On explique partout que le but est de revenir à la situation antérieure (retour de la croissance) ou bien à celui d'un hypothétique âge d'or (celui de l'équilibre des comptes).
La justice sociale par la résorbtion des inégalités ? Des services publics qui garantissent l'égalité sur l'ensemble du territoire, des hausses de salaires pour relancer le pouvoir d'achat et la consommation ? Des taxes sur les spéculateurs ? Non, rien de tout cela n'est évoqué : tout juste un espoir dans l'accession au crédit (le droit de s'endetter davantage ! ), la compression des salaires, l'allongement de la durée de cotisation, le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux..

Cette situation est en réalité des plus absurdes, car toutes ces décisions présentées comme pragmatiques, répondent à une pure idéologie néo libérale. Penser, aujourd'hui encore !, que l'on va relancer par l'investissement alors qu'on a à faire à une crise de la consommation (par un trop fort endettement) relève de l'aveuglement idéologique.

Je crains fort qu'il n'y ait rien à retenir de cette séquence en deux temps, finalement elle ne méritait pas qu'on s'y arrête. Désolé, cher lecteur.

lundi 15 juin 2009

La retraite revient au galop !


Le boutefeu Hortefeux n'ira pas au parlement européen. Ben oui quoi, s'il s'était mis sur les listes en Auvergne c'était sans doute pour faire du nombre. Se présenter en espérant ne pas être élu, y en a qui devraient l'imiter à l'UMP, ça nous soulagerait ! Des candidats? Dati ? Ah oui, déjà çà ! Et, en attendant, le rouquin reste au gouvernement car il est indispensable au dialogue social ! Si, il a la confiance des syndicats ! Sa méconnaissance des dossiers est en fait une chance inouie. Problème, il a, lui aussi, des consignes.

Vous en avez peut être vaguement entendu parler, depuis le 7 juin, mais il semblerait que la situation financière de la France pose quelques soucis. 20 milliards pour la Sécu, 72 pour le déficit budgétaire... et plus rien pour les retraites. Et oui, il va falloir travailler plus...longtemps. C'est la p'tite bombe d'avant les vacances, juste après le derner rendez vous social du 13 juin. Hop, ça y est, c'est dit. Personne ne réagit, parfait, on se met au boulot à l'automne prochain.

67 ans, premier chiffre annoncé. C'est ce que l'on peut "obtenir de mieux" mais dans ce cas, il faudra sans doute aussi augmenter les cotisations. Donc on va travailler plus longtemps, payer davantage (en volume et en durée) pour une retraite de toute façon tronquée. Les entreprises, qui passées 50 ans cherchent à se séparer de leur salarié, trop cher et relativement peu productif si on le compare à un jeune aux dents longues, ne feront rien pour garder les plus vieux. Le chômage des séniors, dans ces conditions, va exploser. Deuxio, les départs à la retraites à taux pleins constitueront de plus en plus l'exception. Paupérisation des troisième et quatrième âges à qui les fistons seront contraints de financer les maisons de repos.

Sous Balladur, le privé se voyait "condamné" à cotiser plus longtemps, sous Juppé, la Sécu remboursait moins,sous Raffarin, la retraite du public fut alignée sur celle du privé, sous Villepin on proposa aux jeunes de travailler pour moins, sous Fillon, on doit travailler plus tard à nouveau. Si on compte (rapidement) Fin des 35 heures et retour à environ 39 heures pour tous (plus incitation aux heures supplémentaires), un jour férié en moins et au moins 5ans de boulot en plus : quelques dizaines de milliers d'heures de travail supplémentaire pour chacun en dix ans ! Décidément pour la droite il faut vivre pour travailler !

Vit on mieux ? A-t-on retrouvé la croissance ? Y a t-il moins de chômage ? Moins d'échec scolaire ? Moins d'insécurité ? Non, vos heures sup n'ont pas cette vocation

A t-on renfloué des banques? L'automobile ? Bernard Tapie ? François Pérol ? Les restaurateurs ? Les médecins ? Voilà à qoi ça sert de bosser plus.

Forcément, tout est défiscalisé. Les recettes s'effondrent (et pas besoin de "crise" pour expliquer cela) et les dépenses s'accroissent.

Les syndicats, les partis d'opposition sont silencieux et complices de cette situation. Incapables de proposer une alternative, ils vont encore être contraints de s'opposer pour la forme et abandonner la lutte.

Cher lecteur, l'an prochain vous travaillerez plus...ce qui vous laissera plus de temps pour me lire au bureau.



samedi 13 juin 2009

La gauche et le conservatisme (Vite dit)


Progressistes, modernes, dépoussiérés. Voilà comment la plupart des leaders de gauche (où se prétendant comme tels) veulent apparaître aux yeux de l'opinion. Décomplexés, "désidéologisés", pragmatiques, soucieux d'apporter des "réponses concrètes". Convaincre l'électeur que l'on regarde bien l'avenir.

Quand le programme politique se mue en "bonne gouvernance", lorsque le progrès social se transforme en "meilleure répartition des revenus", quand "non à Barosso" permet de mettre "Europe sociale" au placard, quand "idéologie" devient pragmatisme gestionnaire,


Ces mutations linguistiques supposent un renoncement. La gauche d'aujourd'hui c'est la "boutique de l'homme moderne" en tout aussi ringard. Il faut le répéter rien ne vieillit plus vite et plus mal que le résolument contemporain et le moderne. Le moderne de la veille est le kitch du lendemain...

Hier encore l'écolo était d'avant garde, aujourd'hui il connaît son apogée, demain, il sera ridiculisé.

Le monde politique est, dit-on, partagé entre progressistes et conservateurs. La droite française actuelle affirme se reconnaître dans les deux, la gauche n'accepte que le premier.

Comment l'expliquer ? Historiquement, il est certain que la gauche fut la force du mouvement, du changement, du progrès social et de la révolution. Ses héritiers considèrent donc que la transformation de la société est une nécessité. Fort bien !

Le problème vient que la transformation progressiste et "socialisante" est d'abord devenue le changement puis mouvement ensuite l'adaptation enfin la flexibilité.

L'aveuglement qui consiste à croire que tout ce qui évolue est "bon en soi" constitue le tabou, le verrou qui empêche toute remise à plat. "Changer la vie" ne signifie rien. Taguieff dénonçait il y a maintenant longtemps, le "bougisme". Le glissement libéral s'est néanmoins poursuivi : l'adaptation de la France et du travailleur à la mondialisation pour être plus compétitif. C'est un renoncement, s'adapter ne peut se faire qu'a posteriori, c'est abandonner l'idée que l'on puisse influer ou orienter le processus (Attitude passive). Cela ne constitue pas un projet politique mais en effet une gestion quotidienne pragmatique du présent. Autre facette du renoncement : S'adapter à un contexte global sur lequel nous n'avons aucune prise signifie être disposé à abandonner l'existant dans le seul but d'évoluer, de bouger etc. (Attitude active). Par notre attitude passive face à l'avenir, nous nous activons à détruire le présent.

La "défense des services publics" et des "acquis sociaux" demeure pourtant la chasse gardée de l'ensemble des partis de gauches. Préserver le "modèle social" renforcer l'"exception culturelle" également. Cette attitude a un nom : le conservatisme. Il est grand temps que la gauche n'ait plus honte de ce qu'elle est et doit être : une force de transformation constructive et non destructive. Le passé ne saurait être sacrifié sur l'autel d'un avenir par définition incertain.

Les mots en politique sont plus importants qu'ailleurs, le jargon moderniste et technocratique doit s'effacer et la gauche s'exprimer dans une langue compréhensible. C'est la seule issue, il doit bien y avoir la place pour un conservatisme social dans le progressisme !!